Le magicien

Regardez-le, le magicien. Il vous entraine, il vous emmène. Il fait des tours avec ses mains. Il fait des tours, toujours les mêmes.
Il y a des boîtes et des chapeaux, des lumières et des pluies d'étoiles. Ca semble si joli la nuit, que nos yeux embrumés se voilent.
Et l'on se persuade, ébahis, que notre vie n'est pas si fade. Des lapins ou bien des oiseaux, qui s'envolent mais jamais ne s'évadent.
Les numéros et les passe-passe, les jeux de miroirs et les fleurs, jamais le mensonge n'efface la creuse illusion du bonheur.
Et on se laisse prendre au jeu, quand bien même il serait obscène. Il y a la fille coupée en deux, mais le complice n'est pas sur scène.
Il fait disparaître la pluie, un bouton et luit le soleil. Mais le nuage ne s'est enfui, que pour vous attendre au réveil.
Il est si doux de s'étourdir le regarder en exhalaisons, sans doute ne devrait-il vous dire que son ciel ne cache qu'un plafond.
Les faiseurs aiment les projecteurs, ils cachent les trucs, les illusions ; mais au final le spectateur finira en chair à canon.
Le magicien vêtu de noir, attend qu'à la fin on se lève, pour dérober votre mémoire et pour faire disparaître vos rêves.

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